PortFolio maxime lefranc

PFE : Station Francheville

Posté en Architecture par maximelefranc à juin, 2009

Photomontage francheville 3

SchŽma franchevilleLa commune de Francheville est fragmentée en 4 parties autour d’une vallée. Cette division en quatre morceaux urbains distincts place géographiquement la vallée/parc de l’Yzeron en cœur de commune. C’est une transition végétale, obligatoire à franchir pour accéder d’une partie du village à une autre. La proximité de celles-ci permet de faire ces parcours rapidement et à pied.

Si le passage de Francheville le haut à Francheville le bas peut se faire de cette manière, en revanche, aucun aménagement n’est mis en place pour rejoindre les équipements sportifs ou le centre commercial. Les habitants sont obligés de s’y rendre en longeant les routes sans trottoirs, ou bien d’utiliser la voiture.

Lorsqu’on regarde à l’échelle du tracé des voies de chemin de fer, on se rend compte que celles-ci assurent presque une liaison entre ces morceaux urbains.

L’intention du projet est donc de travailler sur des raccordements pédestres à plusieurs échelles. Pour de meilleures liaisons entre les différentes composantes de la commune, le réseau tram – train et la vallée.

Le projet de station, qui n’a pas de programmes annexes, est donc un quai qui se transforme en articulation urbaine.

Le choix d’implantation s’est porté sur le pont SNCF existant qu’il faut reconstruire, car c’est un des rares ponts qui n’a pas été prévu pour le doublement des rails. C’était l’occasion de faire de la station un espace suspendu et ouvert sur le paysage.

schéma 2Un parcours pédestre en bordure de rails, sur lesquels des trams-trains accélèrent ou décelèrent nécessite un dispositif de sécurité.

Ce dispositif, qui devient une des caractéristiques matérielles la plus visible, prend part dans l’esthétique du projet. Il s’agit du travail d’un garde-corps.

Le principe est simple. Des lames de bois verticales viennent créer ce garde-corps. Ces lames, dont on peut varier les écartements et les sections, peuvent également se déformer et générer différents profils.

Ainsi, en jouant sur différentes combinaisons, on peut créer des cadrages, des rythmes, des toitures, des assises… ou encore prévoir l’intégration d’éléments techniques (billetteries, panneaux d’affichages…).

Le carde-corps guide et agrémente le parcours jusqu’aux quais en se transformant pour créer la station.

Plan

D’un côté la station est abritée en cas de pluie et plus refermée, de l’autre elle s’ouvre largement sur le paysage comme un belvédère suspendu. Depuis la route, grâce à ce système, des jeux de profils de bois en éventail viennent créer différents rythmes, reliefs et transparences qui jouent avec l’ombre et la lumière suivant les saisons et les heures de la journée.

Photomontage francheville 1

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PFE : Station demi-lune

Posté en Architecture par maximelefranc à juin, 2009

Panoramique eculy VS nuit

La commune de Tassin et la commune d’Écully sont divisées par les infrastructures. Pourtant, ces deux communes ont chacune des avantages à faire profiter à l’autre. D’un côté, il y a les rues commerçantes animées de Tassin avec tous les services nécessaires (boutiques, alimentations, marchés…); et de l’autre, le flan de colline d’Écully, veritable jardin de promenades où l’on peut rapidement prendre de la hauteur et saisir des vues dégagées, une zone de fraîcheur avec le «ruisseau des planches» en creux de vallée.

SchŽmas demi lune

Ces deux communes sont donc séparées par deux flux de circulations; une route départementale et les voies ferroviaires où passeront les futurs trams-trains. La station se trouve au milieu de cette configuration.

L’enjeu du projet est donc de franchir la limite en place en faisant passer “la ville sous les infrastructures”. Il s’agit d’un mouvement de sol, de la création d’une nouvelle topographie en pente douce qui vient relier les deux communes et l’ensemble des niveaux d’usages sans aucune rupture.

Les deux programmes viennent s’insérer dans les décalages de hauteurs, sous les voies de chemin de fer : un parking relais de 415 places et une médiathèque de 1500 m2.

Enfin, la mise en place d’un élément remarquable, une structure signalétique écran/abris au dessus du quai vient créer un point de repère, un signal dynamique à l’ensemble.

Mais le principe de continuité du sol n’empêche pas la mise en place de variations dans son traitement. Ainsi, bois pour le quai, gazon pour le jardin, granit pour les places (haute et basse) viennent donner une hiérarchie d’ambiances, d’usages et d’attentes aux différents espaces créés. La configuration topographique en amphithéâtre  permet de toujours conserver un point de vue sur l’élément signal, indicateur du temps d’attente pour les prochaines correspondances. Ce signal est d’ailleurs visible depuis les deux rues d’accès à la station, et depuis la route départementale pour connaître le nombre de places disponible au parking relais.

Plan masse demi lune 1

La continuité de la façade de la médiathèque qui glisse sous les voies et se retourne ensuite devient vecteur d’ambiance pour cette liaison souterraine et ombragée. Le traitement de la façade se fait par des panneaux de verre teinté de différentes couleurs mis en lumière à la tombée du jour. La transparence permet de donner de la profondeur et révèle l’activité interne de la médiathèque.

Coupe tassin 1

Coupe tassin 2

En soirée, l’agencement en amphithéâtre du jardin et de la place devient support d’événements en créant une scène naturelle et éclairée, favorisant les potentialités d’usages et la mise en place d’animations.
En journée, chaque sols est visible où que l’on soit, l’espace est à la fois en creux et suffisement dégagé pour gérer les apports lumineux nécessaires.

Panoramique eculy VS2 - copie

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PFE : Station Alaï

Posté en Architecture par maximelefranc à juin, 2009

Photomontage 1

Le contexte du quartier d’Alaï entre les deux centres commerçants de Tassin et de Francheville est particulier. La proximité de Lyon est stratégique pour les promoteurs immobiliers qui investissent sur chaque terrain disponible pour de nouveaux logements. La politique foncière est intense, et le nombre d’habitants en forte augmentation. Mais peu de services ou commerces sont présents pour subvenir aux besoins de proximités.

Il s’agit donc de créer une nouvelle polarité de commerces et de services associés à la station de tram-train, qui doit s’ouvrir à la fois sur le quartier, la vallée de l’Yzeron en aval, et son réseau de mobilités.

Présentation57Présentation60

la voie de chemin de fer passe ici au dessus du niveau du sol. Elle enjambe les routes existantes au moyen de ponts surélevés de 5,5m et circule le reste du temps sur des talus de même hauteur. Le quartier et le réseau sont donc mis à distance l’un de l’autre par ces extrusions topographiques. La première intention du projet est de venir réunir ces deux niveaux en générant une continuité du sol urbain. Le bâtiment doit être un échangeur de mouvements qui s’adapte à ces deux plans de référence de différentes hauteurs .

Le talus est une limite physique. Mais cette limite n’est pas sans qualités, En effet, il s’agit d’un véritable corridor végétal qui rejoint la vallée en aval. Cette épaisseur verte est support d’habitats et de circulations pour différents animaux et végétaux. La deuxième intention est de maintenir cette continuité tout en tirant profit de sa différence de hauteur. L’idée est de prolonger cette butte en créant un glissement paysager qui vient se raccorder au sol de la rue. Cela permet de conserver le corridor végétal, tout en lui accordant une épaisseur d’usages.

élévation

Avec cette nécessité de raccordement à différentes hauteurs, la conception du projet s’est faite par une pensée en coupe.

1. Remodelage du terrain. Extension du talus existant permettant l’accès aux voies par pentes douces depuis la rue.

2. Trois plateaux viennent rencontrer et creuser cette nouvelle topographie, le bâtiment devient une superposition de rez-de-chaussées qui viennent chacun toucher le même sol extérieur.

3. Les programmes de commerces et services viennent ensuite se greffer sur ces dalles suivant plusieurs types d’implantation.

4. Au niveau de l’enveloppe, différentes textures et filtres viennent créer des degrés de transparence ou d’opacité.

Coupes axo

Au final, la station devient un bâtiment poreux aux accès libres et faciles. Depuis la rue, on perçoit des traversées physiques et visuelles vers la butte arborée et les tram-train en mouvement situés en arrière plan. Les différents rapports au sol des plateaux leurs configurations spatiales permettent de varier les degrés d’intimité ou d’extimité, les vues, les rapports aux espaces intérieurs comme extérieurs..

Plans

En plan, le bâtiment émerge progressivement du sol et devient un filtre poreux à l’accès libre, une épaisseur de services de proximité qui articule le jardin / talus devant et les quais derrière.

Plan masse alai

En s’implantant en décalage par rapport aux voies et à la rue, le bâtiment vient générer des espaces en avant et en arrière. Devant on trouve le talus qui redescend transformé en jardin public. Derrière, on trouve l’espace des quais et leurs aménagements. Entre ces deux espaces, le bâtiment poreux assure les liaisons transversales ; une position de transitions et d’interfaces. Au nord, la présence d’un sol minéral plat vient connecter le projet à sol quartier, et permet la mise en place de la terrasse du café, entre ombre et soleil.

Cette configuration en plan comme en coupe vient hiérarchiser les espaces d’attentes en les transformant en espaces d’usages. L’accès aux quais depuis le parking se fait par un escalier placé devant l’entrée existante du centre nautique. L’accès à la vallée est modifié depuis l’arrêt. Un cheminement est mis en place dans la continuité des quais pour redescendre le long du talus en pente douce jusqu’au parc de liaison existant.

Photomontage 2

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PFE : Mobile / immobile à l’ouest de Lyon

Posté en Architecture par maximelefranc à juin, 2009

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Nous passons de plus en plus de temps, et cela de manière collective, dans des lieux de correspondances qui se multiplient avec la création et l’extension des infrastructures. Ces lieux de la vie urbaine où se conjuguent résidences et mobilités, anonymats et personnalisations, ville et réseau sont à la fois actifs dans l’image des territoires, mais également dans les sociabilités citadines. Ils se construisent à partir d’accumulation d’impressions fugaces, quotidiennement répétées, de milliers de voyageurs.

Mais cela étant, ces milliers de connaissances imparfaites sont-elles moins réelles, moins valables, qu’une improbable vérité du lieu ? Car répétées à l’infini, ces perceptions partielles ne deviennent-elles pas réalité matérielle et spatiale ?

Attente RER

La gestion actuelle de ces différents systèmes de déplacements – et particulièrement pour les moyens de transports collectifs – posent comme  principale problématique la régulation des mouvements urbains en terme de stock et de flux, de temps et de vitesses, de contraintes et de ressources suivant des principes développés d’abord par des géographes puis par des économistes. Dans ces logiques sectorielles, l’individu, ou plus précisement le migrant, qui voyage selon des modes motorisés (comme un train) ou non (à pied dans la gare), est simplement considéré comme un élément mobile au sein d’un système statique qui le cadre. La lecture des différents objectifs attendus dans ces types de gestions révèle que le fonctionnalisme technique, pratique et sécuritaire prime et paraît antinomique avec des valeurs de confort, de plaisir, d’ambiances et d’usages.

Pourtant, nous l’avons vu, la circulation et le mouvement supposent l’arrêt, et donc bien souvent l’attente. Malheureusement, le statut particulier de cet état, entre résidences et mobilités, anonymats et personnalisations, ville et réseau, repousse l’idée de penser ces espaces. Ils sont donc souvent placés là ou il y a de la place, dans les parties résiduelles. Comment des préoccupations qualitatives peuvent se cumuler à cette approche quantitative pour l’organisation de ces nouveaux pôles métropolitains ?

Présentation12

À l’ouest de Lyon, le bouclage du boulevard périphérique n’est convaincant ni du point de vue paysager et écologique, ni du point de vue des mouvements pendulaires des voyageurs. Il paraît plus stratégique de mettre en avant le projet de tram-train en cours de développement. Toutefois, pour proposer un mode alternatif réussi de transport, il faut créer une plus value. Cette plus value se traduit par la transformation de l’attente engendrée nécessairement par les transports collectifs en potentialités d’usages. De cette manière, le trajet imposé devient agrément.

Présentation26 Présentation28

Cette proposition se structure sur l’aménagement de trois stations : l’ouverture sur un ailleurs (Station Francheville), une occasion de gagner du temps sur son quotidien (Station Alaï), ou de prendre plaisir à en perdre (Station Demi-lune). Ces trois stations sont conçues suivant des modalités d’interventions très différentes ; en termes de dimensions, d’implantations, de rapports au sol ou de programmes.

3 centralitées

Ces trois stations sont des interprétations différentes de la situation de correspondance suivant leurs contextes, et engendrent des situations urbaines parfois étonnantes dans les rapports entre ville et réseaux (la ville sous le train…etc). Néanmoins, il s’agit de toujours faire attention à ce que les espaces créés se rattachent à une vie locale. Et c’est parce que ces espaces sont pensés différemment qu’ils peuvent devenir vecteurs de vie urbaine. S’ils étaient tous conçus de la même manière, la station ne prendrait que peu d’épaisseur d’usages, car bien qu’inscrite dans son contexte physique, la gare resterait un point de passage déconnecté de son environnement, une simple articulation vers un réseau plus large.

A l’échelle des espaces, bien sûr, des questionnements récurrents ont fait leurs apparitions – comme ceux du rapport au sol ou encore de la prise en compte de la signalétique comme acteur spatial – mais toujours suivant des modalités très diverses. L’intérêt était justement de creuser dans la définition de ces diversités et dans le dégagement de principes et d’attitudes à la fois simples et fortes.

Vue oiseau agglo

Enfin, en s’inscrivant dans ce système urbain, la ville de Lyon conserve ses différences entre l’ouest et l’est. D’un coté une urbanisation continue comme a pu l’impulser Morand à son époque avec sa trame. Et de l’autre, un développement par polarités, entre flancs de collines habitées et vallées naturelles. Une multiplicité de situations qui fait la richesse de ce territoire.

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Rénovation Club “Villa Bayard”, grenoble

Posté en Architecture par maximelefranc à juin, 2009

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Projet d’architecture d’intérieur pour un établissement de nuit à Grenoble avec la mise en place d’un fumoir ventilé.
Le principe choisit à été de dissocier en deux ambiances les espaces déjà présents. Créer une salle basse aux textures lisses et aux couleurs sombres ponctué de point lumineux : des taches colorées inscrites en décaissé dans les murs qui servent de tablettes et l’élément bar/boite central en stratifié bleu et inox. En contrepoint, la salle haute (photo ci dessus) est beaucoup plus feutrée dans le choix des tissus comme par la mise en place de rideaux. La musique y est moins forte, et les différents luminaires viennent graduer l’espace et mettre en valeur les voutes existantes.

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Parcel’air, concour acier 2009

Posté en Architecture par maximelefranc à mars, 2009

Planche 1

Planche 2

ENTREPOT / ENTRE-(PEAU) …
Le site choisi pour l’implantation de nouveaux bureaux fait parti d’une zone industrielle de Grenoble en mutation. Constituée d’entrepôts de fabrique, stockage et vente de matériaux, une usine de recyclage de métaux…, elle s’est développée par juxtaposition de volumétries et de rythmes de façade différents. La façade du projet se base sur l’observation de ces rythmes pour créer le sien par collages… Ces différentes peaux texturées créent des rapports différents entre espaces intérieurs et environnement selon la matière de la couche valorisée.

DES ATELIERS / DES BUREAUX
La typologie de l’entrepôt permet un accès au sol libre pour le passage des flux et des stocks. Au contraire, celle des bureaux est le plus souvent coupée du sol. Cela laisse peu de place à des activités intermédiaires qui ont besoin à la fois de bureaux et d’ateliers de production à petite échelle. Or, la zone de projet est dans une dynamique de mutation : entre zone industrielle et zone qui s’urbanise. Le parti pris du projet propose d’offrir pour chaque entreprise un volume d’atelier avec un accès au sol indépendant et des plateaux de bureaux au-dessus de chaque atelier. L’agence d’architecture a donc un grand atelier pour tester et réaliser maquettes et prototypes, un large pôle de fabrique.

LE PARCELLAIRE EN VOLUME
Cette recherche sur de nouveaux espaces de travail implique l’invention de nouvelles typologies.
Le sol est découpé en tranches pour que chaque entreprise ait un accès à la rue et à l’arrière-cour pour ses activités mixtes. Le sol est donc visuellement perméable jusqu’en fond de parcelle. La trame du projet ainsi définie, le système poteaux-poutres en acier permet d’élever des plateaux horizontaux au-dessus qui sont variables selon les besoins de l’entreprise : les étages se déclinent en nombre et en typologies d’espaces (niveau simple, demi-niveau ou double-hauteur)

DÉCOUPAGES ET RACCORDEMENTS
La variation du nombre de plateaux par tranches crée un jeu de gabarits décalés, qui s’inscrit dans la silhouette accidentée de la Rue des Alliés. La morphologie particulière du site en fait un lieu ouvert et dégagé sur les montagnes, mais peu raccordée au reste de la ville. Le projet propose :
- de restructurer la rue qui borde les ateliers par la gradation dans le traitement du sol
- une animation en coin de rue par la cafétéria qui marque un appel, une accroche, en glissant vers la rue
- un jardin ouvert au public et aux employés dans le creux de la parcelle

ESPACES AÉRIENS
Au découpage externe correspond un découpage interne vertical. Le cœur du projet sont ses escaliers. Ils fonctionnent par demi-niveaux décalés. Chaque pallier peut mener à un plateau (ce qui permet la modularité de la structure et son contreventement transversal) et s’ouvrent sur les espaces de bureaux. C’est aussi dans les escaliers que les choses se rencontrent, se chevauchent. Ils séparent les immeubles et en même temps les connectent par l’imbrication des palliers d’étages «jumeaux». Ce sont de vrais espaces de vie où viennent s’intercaler des bibliothèques verticales, des espaces de détente et des terrasses suspendues. Le batiment prend une dimension aérienne, en gravitation.

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Stratégie territoriale pour l’arrondissement de Beykoz, Istanbul

Posté en Architecture par maximelefranc à janvier, 2009

Planches

La Turquie est aujourd’hui un des pays qui se développe les plus rapidement de la planète, il présente un taux de croissance d’une moyenne de 6,7% par an depuis 2003.

Au delà d’un développement économique intense, c’est un développement spatial des villes que l’on peut observer, et particulièrement sur la métropole d’Istanbul ; capitale économique et première ville démographique du pays. Cette croissance spatiale accompagne une pression foncière et immobilière très forte, qui repousse toujours plus vite les marges de la ville et pose problèmes en terme de délimitation des espaces et coordination des différentes autorités sur le territoire. Celles ci se trouvent aujourd’hui en incapacité de maitriser le dessin urbain et la gestion des ressources naturelles de la métropole car les politiques de planification menées restent trop globales face à des répercussions qui se font à de multiples echelles.

Notre territoire de projet, l’arrondissement de Beykoz – bien qu’encore peu urbanisé – n’échappe pas à ces phénomènes : ici, 3597ha du territoire ont officiellement perdu le statut de forêt par l’implantation d’immenses cités privées. Ces véritables ghettos pour riches sont à la fois de réelles enclaves clôturées, mais également les seules constructions légales réalisés depuis plusieurs années, qui ne permettent donc pas de répondre de manière approprié à la demande en logements majoritairement issue des faibles classes sociales. De plus, ces constructions se font soit par suppression de larges surfaces naturelles comme les forêts, soit par expropriation de Gecekondu, l’habitat spontané local, qui présente pourtant de nombreuses qualités architecturales et soutenables (agencements spatiaux pensées par le vide plutôt que par le plein, logique densifiable, croissance verticale plutôt qu’étalement horizontal, partage du sol et des usages….).

La préservation des espaces naturels et la légitimation de l’habitat spontané apparaissent donc ici comme des questions fondamentales pour pouvoir penser un avenir durable de l’arrondissement. Et comme le révèlent les chiffres sur cette carte, la pollution et la consommation en eau et en énergie sont aussi des problématiques majeures à traiter qui concernent directement ce territoire, d’autant plus que les infrastructures déjà présente sur l’arrondissement sont complétement déconnectés de leurs environnements, fonctionnant uniquement à une échelle globale et pensés tel quel. Il est temps de connecter l’avenir de Beykoz à son territoire.

Planches2

Parallèlement aux mutations observées liées aux développements urbains et aux problématiques environnementales, on recense différentes concentrations de populations dispersés dans l’arrière de l’arrondissement. Chacune d’entre elles possèdent son activités économique propre, déterminée en fonction des ressources présentent à proximité : la pêche pour les villages du littoral, l’agriculture et l’élevage pour les plaines…
Ces concentrations fonctionnent à la manière d’un réseau, échangeant leurs productions les unes avec les autres en fonction des besoins locaux. Le système d’échange est sain, durable et économiquement intéressant pour les populations locales qui sont les premiers acteurs et usagers de ce système. Pourquoi ne pas l’appliquer à l’échelle de l’arrondissement ?

Notre stratégie est donc de travailler sur une gestion, une exploitation et une redistribution raisonnée des ressources naturelles à l’échelle de Beykoz. Il apparaît donc important, dans un premier temps, de définir des surfaces à protéger où les constructions devront être contrôlées; ces villages en font partie ; pour perdurer et développer leurs systèmes économiques déjà présent, tout comme les espaces ou se concentrent les principales ressources naturelles (eau et bois), et les premières forêts directement menacés par la croissance urbaine. Mais ce travail sur les ressources ne s’arrête pas à un simple zonning d’espaces à protéger. En effet, la notion même de “Ressources” fait sens par rapport à des besoins et des usages, et donc à leurs processus de production. Protéger les ressources, c’est donc pour nous les mettre en action et donc produire par ce biais de nouvelles ressources (économiques, sociales…)

Cette mise en action et en réseaux va se faire par des unités de production localisées sur le territoire, de la même manière que les villages observés mais à une échelle de production plus importante, le but est de créer un équilibre entre espaces bâti et espaces naturels. Nous proposons de développer dans un premier temps trois unités de productions :
- des dispositifs pour la gestion de l’eau pour l’agriculture à Cumuriyet,
- un centre d’exploitation du bois au milieu de la forêt,
- un parc énergétique au bord du Bosphore.

La stratégie qui se veut autant écologique qu’économique trouvera donc sa pertinence dans son lien entre l’association à l’existant, aux dynamiques et acteurs locaux, et l’inscription dans une gouvernance associé aux politiques de la métropole.

Planches3
1. Les dispositifs pour la gestion de l’eau pour l’agriculture.
Cumuriyet est un village organisé autour de l’activité agricole, il est implanté dans une large plaine irrigué, à proximité de la rivière de Riva. L’essor du tourisme qui remonte la rivière et l’étalement du village menace progressivement l’activité agricole, principale ressource d’emplois et de richesses pour les habitants du village.
La stratégie du projet est de venir mettre en place plusieurs dispositifs architecturaux qui associent ces trois dynamiques (tourisme, agriculture et développement urbain). Certains structurent et contiennent la croissance du village, d’autres privilégient un tourisme durable, et tous récupèrent l’eau de pluie et l’eau de rosée pour la redistribuer ensuite à l’agriculture, principale activités consommatrice en eau.

2. Le centre d’exploitation du bois.
Le bois est la première ressource de Beykoz, mais malheureusement, les forêts qui ne disparaissent pas par l’implantation de nouvelles citées privées ne sont pas entretenues et dépérissent progressivement. Le centre d’exploitation du bois propose de cultiver les forêts en mettant en réseaux les propriétaires des terres, les bucherons et les pépinières déjà présentent sur le territoire. Le bâtiment, complétement construit en bois s’organise de manière linéaire suivant les différentes étapes de traitement du matériau. L’enveloppe est travaillé avec des rythmes qui évoque la perception en mouvement des forets de l’arrondissement.

3. Le parc énergétique au bord du Bosphore.
L’ancienne manufacture de chaussures, avec sa situation d’interface entre le Bosphore et la vallée est un espace stratégique d’un point de vue environnemental mais aussi pour le développement durable de la ville de Beykoz (Seulement 1/3 des eaux consommées sont traitées avant d’être déversées dans les cours d’eau)
L’idée du projet est de partir du canal comme élément fédérateur de la vallée en créant un lien piéton nord / sud aménagé suivant 4 séquences : « agriculture », « habitats et jardins », « la prairie » et « le Bosphore ».
Au niveau de l’ancienne manufacture, nous proposons de conserver quelques bâtiments qui accueilleront des espaces de stockages pour les matériaux de la scierie avant exportation par bateaux, et les fruits et légumes de Cumuriyet qui seront ensuite redistribués sur les marchés de Beykoz…. Certains entrepôts seront réhabilités en atelier d’artisans et le bâtiment principal accueillera un espace d’exposition et un laboratoire de recherche sur les nouvelles sources d’énergies propre à base d’eau.

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Workshop stratégie territoriale, Albenga, Italie

Posté en Architecture par maximelefranc à mai, 2008

Présentation finale51
Le territoire d’Albenga est complexe et hybride, il subit des mutations à différentes vitesses qui révèlent plusieurs ambiguïtés. Une structure axée sur la mer (cardo décumanus) mais un développement qui lui tourne le dos. Une nature globale mais surexploitée par l’exploitation horticole… un parcellaire diffus par écarts formant des aires autarciques…

Les différents systèmes qui le compose pourraient s’agencer ensemble pour former une ville ouverte sur son territoire, alliant besoins économiques, sociaux, multimodaux et environnementaux. Le détournement de la voie de chemin de fer peut impulser une dynamique de projets sous la forme de dispositifs dialoguant à la fois a échelle locale et globale par un développement de manière linéaire avec excroissances :

- Connexion multimodale entre le centre historique, la gare Hub et l’aéroport
- Réalisation d’un mur anti bruit paysagé et écologique (production d’énergie, récupération des eaux de pluies…), ce mur permet également la connexion sous le viaduc ou par dessus.
- Mise en place d’un système de permutation de parcelles pour le développement d’une économie locale et la préservation des sols (jachère d’usages).
- Irrigation douce de l’arrière pays par cheminements piétons et vélos au bord des ruisseaux en creux de vallées ; découverte du patrimoine des terres

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Maison du Fleuve méridional à Arles / maquette

Posté en Architecture par maximelefranc à mai, 2008

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Maison du Fleuve méridional à Arles

Posté en Architecture par maximelefranc à avril, 2008

48. Arles

Le projet de cet équipement public doit être vu comme un « échangeur ».

Un échangeur physique qui connecte le site de l’ancienne gare maritime avec son territoire (parking relais, véloroute, navettes fluviales)

Un échangeur humain qui positionne le site de manière stratégique dans la ville d’Arles (espace public de fraicheur, accueil d’événementiels, programmes de partages et d’échanges avec le quartier..)

Un échangeur naturel qui clarifie la lecture des différentes composantes paysagère du site (traitement d’une ligne fluviale et d’une ligne végétale)

Un échangeur environnemental qui associe les éléments naturels de manière durable (traitement de l’eau par les plantes, panneaux solaires, recupération de l’eau de pluie et de rosée, mise en place de logiques thermique pour le batîment..)

Un échangeur de connaissance avec la Maison du fleuve Méridional située à la rencontre des deux lignes, qui est surélevée à l’image d’un pont roulant (en référence à l’Histoire du lieu), créant ainsi un large cadrage sur le fleuve et une connexion verticale avec le futur boulevard urbain situé sur le pont.

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Manger sur mesure, design d’un plateau repas

Posté en Design par maximelefranc à avril, 2008

Rendu

Workshop design, réalisation d’un plateau repas autour du thème: “la main”
Proposition d’un plateau en plastique moulé par la technique de thermoformage.

Étiqueté :

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Chaleurs urbaines / passerelle flottante sur le lac de la Taillat

Posté en Architecture par maximelefranc à janvier, 2008

Intension

Workshop de 2 jours organisé autour de la conception d’un dispositif architectural situé visant une efficacité énergétique, proposant une ou des expériences sensibles et favorisant des usages.

Le projet propose de rendre accessible à la baignade l’ancienne gravière de la Taillat transformée aujourd’hui en lac.
Il s’agit d’une passerelle flottante équilibrée par le principe de la poussée d’Archimède. Celle ci permet l’accès à un bassin fermé par des filets situé au milieu du lac. Des plateformes métalliques viennent créer un fond à cette piscine naturelle et sécurisent la baignade en déviant les éventuels trous d’airs.

CoupeCoupe 2

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Plugin’ sur dalle olympique

Posté en Architecture par maximelefranc à janvier, 2008

Village olymique

Ce projet propose de repenser le statut de la dalle du village olympique construit à Grenoble pour les jeux de 1958.

Cet urbanisme de dalle, pensé dans l’objectif de créer une véritable communauté aux marge de la ville (dans son fonctionnement comme dans sa situation vis à vis de Grenoble en 1958), a été progressivement rattrapé par le développement urbain. Un large centre commercial est notamment venu s’implanter à proximité, occasionnant la création de grand axes routier en pourtour, et supprimant tous types de commerce implantés sur la dalle car pas assez compétitif. L’espace sur dalle à donc pris des enjeux différents. Il ne doit plus être pensé comme un simple espace dédié aux habitant du V.O, mais comme un espace inter-quartiers qu’on parcours et qu’on partage à plusieurs; une possibilité de traverse, de promenade, et d’usages pour les habitants des quartiers voisins et de la ville. Ces potentiels ne sont aujourd’hui pas exploités, la dalle apparaît plus comme un espace public mal vécu plutôt qu’une valeur ajoutée.

Nous proposons de mettre en avant ce qui fonctionne encore, et, grâce à des éléments architecturaux simple et peu coûteux, de réparer et de modifier ce qui n’est plus en état de fonctionnement. Les interventions prennent place sur trois typologies d’espaces stratégiques : l’accès aux immeubles, les façades coté dalle et les espaces clôturés sur dalle.

La première intervention vise à revaloriser les connexions entre les immeubles et la rue de façon à simplifier l’accès aux logements et la circulation sur dalle. Il s’agit donc de créer une véritable entrée là où il n’existe qu’une porte de cave. De fait, le statut des accès en chicane menant à la dalle est redéfini. Ceux ci ne servent plus uniquement à rentrer chez soi, mais aussi à se rendre et s’attarder sur la dalle.

A travers l’intervention sur dalle que nous proposons de réaliser, nous souhaitons donner une expression nouvelle aux qualités spatiales et sociales du V.O. Considérant cet espace comme un médiateur entre public/privé et collectif/individuel; il parait intéressant de mettre en place des jardins privatifs et collectifs, souhaité et demandé par les habitants. Le projet propose de greffer ces jardins à la place des différents espaces clos accumulés au fur et à mesures des années.

Une fois redéfinie la relation publique/privée sur la dalle, il s’agit de traiter la transition entre espace extérieur et intérieur; entre sphère collective et individuelle. Dans ce rapport e trois dimensions, dalle et balcon jouent le même rôle d’espace tampon mais à des échelles différentes. Le balcon est donc ici à considérer comme un lieu de transition entre la dalle et le logement, il est donc traité comme un jardin intérieur qui répond aux attentes des habitants.

Références:

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Chaleurs urbaines / Structures de couverture

Posté en Architecture par maximelefranc à décembre, 2007

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Workshop de 2 jours organisé autour de la conception d’un dispositif architectural situé visant une efficacité énergétique, proposant une ou des expériences sensibles et favorisant des usages.

Le projet propose de couvrir une partie des parkings aériens de la zone commerciale Comboire à Echirolles.
Cette couverture, qui prend la forme d’une nappe est conçue pour pouvoir y intégrer des panneaux photovoltaïques, récupérer l’eau de pluie et l’eau de rosée.

La structure est isostatique, elle ne nécessite donc pas d’encrage au sol très important. Ainsi, elle peut se mettre en place dans d’autres situations, comme pour créer des espaces collectifs sur toiture d’immeuble en été (image en bas à droite).

31. Chaleurs urbaines 0233. Chaleurs urbaines 04

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Le Cercle des Officier, place Verdun, Grenoble

Posté en Architecture par maximelefranc à novembre, 2007

Verdun 13
Reconversion d’un ancien bâtiment militaire en logements de plusieurs types : Chambres étudiantes, ateliers / logements, T1, T2, T3, T4 et T5. Le principe du projet est simple, il part de la trame existante de l’édifice, une grille en 3 dimensions qui vient s’étendre et multiplier ses niveaux coté jardin.

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Avec le choix d’un système porteur poteaux-poutres, les logements deviennent une succession de modules de 12 m2 qui viennent s’emboiter les uns dans les autres. Ainsi, cela permet une mixité de tailles, de qualités d’espaces (seuils, coursives, terrasses, patios en toiture), d’ambiances et d’usages au sein du même édifice requalifié.

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Festival des jardins de Chaumont

Posté en Architecture par maximelefranc à octobre, 2007

Photomontage

6c/7n=30 est la formule d’équilibre entre le carbone et l’azote de la matière organique qui permet sa décomposisition en compost de qualité (qui peut ensuite servir de fertilisant naturel).

La proposition s’organise autour de ce cycle : c’est un lieu de production de compost et de sensibilisation/démonstration aux techniques de compostage. Les produits organiques issus de l’entretien des Jardins de Chaumont, ainsi que les déchets issus du fonctionnement du site (restaurant, services…) sont collectés par les jardiniers et forment une réserve pour la formation du compost. Les déchets organiques sont amenés vers une tour à compost qui forme l’élement principal du jardin. La tour d’une contenance de 6m3 permet de produire jusqu’a 12m3 de compost durant toute la durée du festival. Le jardin devient alors un lieu de distribution gratuite de compost (environ 10cm3 de compost par visiteur), de sensibilisation et d’apprentisage du compostage. Une dose de compost permet de cultiver 1m2 de terre. Chaque visiteur est ainsi incité à devenir un jardinier une fois de retour chez lui.

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Les différents éléments du jardin sont traités selon un même vocabulaire formel et matériel et agit comme du mobilier de jardin. L’esthétique brute est un élément de sensibilisation, il indique à tout un chacun que ces dispositifs pourraient très bien se trouver (à une autre échelle) dans son propre potager. Il fonctionne aussi comme aire d’ateliers pédagogiques pour les groupes où les individuels d’apprentissage des techniques de compostage.

Étiqueté :,

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Workshop vallée de Milesimo

Posté en Architecture par maximelefranc à juin, 2007

Plan masse

Restructuration d’une vallée industrielle par la mise en place de quatre larges jardins. Ces jardins se succèdent suivant diverses thématiques (découverte des friches industrielles, recherche de fraicheur, production d’énergies, traitement de l’eau…). Le troisième jardin est un jardin communautaire. Il est inscrit dans un cirque naturel au pied des montagnes. Un village y est implanté en bord de route. L’intervention propose de prolonger le bâti par un parcellaire végétal structuré autour de la récupération et le traitement de l’eau (pluie, rosée et eaux grises). Le bord de la rivière devient alors un espace public et partagé, ou se vendent, s’échangent et se mangent les légumes et fruits cultivés.

Photomontage

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Schéma directeur pour Condrieu; une commune au bord du Rhône

Posté en Architecture par maximelefranc à juin, 2007

Condrieu

Projet de prospective territoriale élaboré sous forme de scénarios, le principal enjeu était de réintégrer le Rhône dans la vie de la commune, tant d’un point de vue économique et social que de manière physique (commune contrainte par des limites géographiques strictes et des restrictions liées aux risques d’inondations). Les scénarios invitent à la réappropriation des berges par plusieurs interventions spatiales basées sur une analyse des différents degrés de paysages présents in situ. Ces “degrés” sont fonction de la nature des sols, des types de végétaux, de l’emprise humaine… Ils engendrent la programmation:
- Des bains naturels saisonniers et inondables aménagés dans une ripisylve
- Un laboratoire de recherche dans un ancien site industriel en relation avec les industriels présents au sud de la commune pour une plus grande connaissance des impacts occasionnés sur le fleuve ainsi qu’une ouverture pédagogique et environnementale pour les touristes et habitants.
- Une halte / logements sur pilotis pour accueillir les utilisateurs de la véloroute Léman-méditerranée ainsi que les futurs chercheurs lors de travaux ou séminaires.
- L’aménagement de cheminements vélos et piétons le long et entre les rives par la construction d’une passerelle au dessus du Rhône.

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Mini link / pavillon d’exposition flottant

Posté en Architecture par maximelefranc à novembre, 2006

Mini lik planche

Les espaces d’expositions sont regroupés dans les modules. Ils sont organisés à partir d’une grille tridimensionnelle qui se combine différemment suivant les besoins de l’exposition en cours. Leurs agencement en décalage permet de créer deux séquences où le spectateur se retrouve en rapport direct avec le flux de l’eau qui passe au milieu du tube.
Une double peau intérieur vient compléter ces espaces en créant des ambiances particulières en relation avec le thème de l’exposition ; (jeu de lumière avec l’ eau, mise en avant de la structure, projections vidéos…).

Le choix d’un matériau translucide permet de conserver l’unité de la forme tout en dévoilant progressivement l’organisation intérieure de l’exposition au fur et à mesure de la tombée du jour. La machine expose et s’expose.

Mini link 1Mini link 2

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Restructuration du site de l’Abbaye de Hautecombe

Posté en Architecture par maximelefranc à juin, 2006

Hautecombe

L’analyse dans un premier temps de la structure du lieu et de son histoire a incité à modifier la commande initiale pour redéfinir l’ensemble du site en révélant ses interdépendances et en le confrontant au grand paysage.

- Création d’une grille modulable qui se développe à partir des tracés existants et des lignes de forces du paysage. Celle-ci relie les deux pôles principaux (Abbaye et Grange batelière), et permet de rejoindre le haut (route et montagne) et le bas (lac et plage). Elle s’insère dans la topographie, délimite de nouvelles parcelles et des zones à étendre.
- Utilisation de l’architecture (embarcadère et restaurant) comme moyen de connexion, de seuil,  d’articulation, renforçant le statut des espaces et l’attitude adopté à l’égard du site.
- Réorganisation et hiérarchisation des circulations et accès en mettant en place un réseau de placette et d’espaces publics
- Création de jardins paysagés en relation avec la Grange batelière destinés à accueillir des événements artistiques
- Utilisation et réinterprétation de certains éléments du site (affirmation du socle par surélévation de celui-ci, reprise des murs en limites de parcelle)

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